Ce soir là encore, on est rentrés chez toi. Sur le chemin du retours je regardais les rues de Paris à travers la vitre de la voiture. Léo s'est moqué de moi, il m'a dit que j'avais l'air d'un dépressif. Je pensais à ma copine. Elle m'a manqué ce soir là. Elle m'a manqué lorsqu'on à regardé Electroma, tous ensemble.
Je crois qu'au milieu du générique de fin, tu t'es écrié "What the actual fuck", que Camille est directement allé aux toilettes alors que Léo débattait vivement (seul) pour défendre le film, moment que j'ai choisis pour me lever, aller dans la cuisine et l'appeler. Mais comme elle ne m'a pas répondu, je suis passé dire au revoir, de loin, à tout le monde, et je vous ai laissé là, dans l'ombre de la pièce vide, entassés sur le matelas, et je suis rentré chez moi.
Le lendemain midi, on à tous mangé ensemble, tu me regardait avec insistance, assise en face de moi devant ce cheeseburger au bacon, mais j'ai préféré détourner le regard et reparler du film de la veille, sur lequel on à tous convenu d'un commun accord que c'était "The worse piece of shit we ever seen in our whole entire life but that it was still so fucking genius and most of all so fuckin' tough".
dimanche 18 juillet 2010
mardi 22 juin 2010
Diva
Ce mec avec les ongles peints qui me regarde me fait un peu peur. La soirée avait pourtant bien commencée, je me souviens avoir mangé de très bonnes patisseries avec du champagne, quelque part entre la rue de Rivoli et le parc de Monceau. En passant rue Saint-Honoré, on s'est arrêté devant la boutique Frey Wille, pour regarder. On est entrés, pour essayer, et on est ressortis une demi-heure plus tard, tu portais un bracelet Diva "Heavenly Joy". Puis on a été boire quelques verres en attendant les autres, parce que l'on avait rien à faire. On a bu quelques verres avec les autres, et ensuite il s'est passé pas mal de choses, mais là, je suis fatigué. Je suis fatigué et j'ai mal à la tête, et j'ai trop bu et les autres ne sont pas là, et toi non plus tu n'es pas là et je ne peux pas me reposer bien que la banquette de cette limousine soit confortable parce que ce mec avec ses ongles peints qui me parle me fait peur.
jeudi 3 juin 2010
Chocolat froid
J'ouvre les yeux. La lumière qui vient de dehors, de la fenêtre, est très blanche. Tu dors encore, à coté de moi. Je me redresse, le lit est entouré de tes vêtements, tout autours, et certains dépassent de tes trois grosses valises, ouvertes. Elles me rappellent cette réalité que je n'envisage pas : ton départ. Je me lève et marche jusqu'à la porte, fermée. A clé. Je tourne délicatement la clé déjà dans la serrure, puis la poignée. Je laisse la clé à l'intérieur, et je referme la porte derrière moi. Le parquet est sale, plein de petites poussières dures se collent à la plante de mes pieds. Des gens dorment, assis dans le couloir. Je fais deux pas, il y a des écritures sur le mur blanc. Les initiales LOL suivies d'un cœur m'interpellent mais je ne m'arrête pas. Dans la cuisine, j'ouvre le réfrigérateur, en sort une bouteille de lait entier d'entre l'alcool et les pizzas, en essuyant mes pieds sur mes jambes. Je sors un grand verre avant d'y verser deux cuillerées de cacao en poudre et le lait et de me diriger vers le salon. Il y a encore d'autres gens, là, et des chips, des verres, des bouteilles partout sur le parquet. Je branche mon lecteur MP3 qui traine sur la table au câble mini-jack de la mixette avant de m'assoir contre le mur et de lancer la lecture aléatoire. J'adore le chocolat froid, le mur frais contre mon dot, la musique et la lumière, le bruit de la porte et de tes pas sur le parquet. Tu apparais dans l'ouverture du couloir, ton énorme masse de cheveux en bataille recouvrent presque entièrement ton visage. Tu me souris. Je te souris en retours et te tends le verre. Tu t'approches, tu bois, puis tu me dis d'une voie claire et enjouée, dans un sourire surligné par du lait :
"Let's kick everybody out…"
vendredi 26 mars 2010
Chloé
J'aime pas les piercings mais pour elle je ferai une exception. J'aime pas les peaux pâles et les tatouages, mais elle ça lui va bien. J'aime pas les filles style trash, mais elle ça la rend chic. J'aime pas la guitare électrique mais elle danse bien dessus. J'aime pas son genre de fille mais j'aime son style. J'aime la façon dont elle parle, la façon dont elle marche. J'ai aimé la nuit qu'on a passé ensemble, celle où elle a dormi sur le canapé. Celle où j'ai ressortis le polaroïd et fais des photos dont je ne me souvenais pas le lendemain. Celle où on a beaucoup parlé et où on a rien dit.J'ai aimé ce matin où je me suis réveillé et elle n'était pas partie. Ce petit déjeuner qu'on a mangé ensemble, et ce qu'elle m'a dit sur toi. Elle a su trouver les mots pour apaiser mon esprit. On ne se connaissait pas depuis longtemps mais je peux le dire maintenant : J'avais raison de penser qu'elle pourrait devenir importante pour moi. Peut-être même plus que toi.
mercredi 10 mars 2010
the "We don't care" issue
Capucine aime le rose. Et les vaches."Hi Seb", as-tu dis à l'interphone, incrusté dans le mur de pierre. Moi, je regardais déjà la maison à travers la grille. On aurait dit l'école du Bahaus repeinte par Mondrian : Des aplats de couleurs dans la nuit.
"It's Judie!". Le portail s'est ouvert. Nous avons marché jusqu'à la maison, alors que résonnait une musique très variété dans l'immense terrain.
"It might blow up but it won't go pop, right?". Tu m'a regardé l'air de dire "We don't care". Il y avait des gens un peu partout, des lumières multicolores à travers les immenses baies vitrées. La porte était grande ouverte, et des gens assis contre les murs devant la maison nous regardèrent entrer. On ne connaissait personne. On a traversé le salon en passant se faire servir un cocktail, sur la table très design, mais très moche, puis nous nous sommes dirigés vers le jardin, de l'autre coté de la maison. Là où il y a cette piscine olympique et le jacuzzi de 5 mètres de diamètre. Nous avons parcouru du regard tous les gens, mais nous n'avons pas trouvé, alors qu'un bon remix de Daft Punk commençait à jouer. On a fait demi-tour, on a monté l'escalier, dont une marche était couverte de poudre blanche, et avons ouvert toutes les pièces de l'étage. C'est en entrant dans la troisième que nous avons enlevé nos lunettes de soleil, en levant nos bras en l'air et en criant "here you are!!". Chloé m'a serré dans ses bras, on à tous discuté, on s'est resservi à boire, on est descendu, on a dansé. On a nagé, puis on a re-dansé. Plus tard dans la soirée, une fille que je ne connaissais pas dansait devant moi en me regardant dans les yeux quand, dans une pause musicale, je t'ai regardé. Tu étais un peu à l'écart, tu avait l'air courroucée, un instant, puis tu as eu une expression que je n'ai pas compris. Tu t'es approché, tu m'a pris la main et tu m'a tiré très fermement.
"Where are we going?" mais tu ne m'as pas répondu. Tu es entré dans la salle de bain, après avoir bousculé une fille sans le faire exprès, tu as verrouillé la porte, tu as baissé mon pantalon, mon caleçon, à genoux devant moi, puis tu as pris mon sexe déjà dur dans ta bouche.
"It's Judie!". Le portail s'est ouvert. Nous avons marché jusqu'à la maison, alors que résonnait une musique très variété dans l'immense terrain.
"It might blow up but it won't go pop, right?". Tu m'a regardé l'air de dire "We don't care". Il y avait des gens un peu partout, des lumières multicolores à travers les immenses baies vitrées. La porte était grande ouverte, et des gens assis contre les murs devant la maison nous regardèrent entrer. On ne connaissait personne. On a traversé le salon en passant se faire servir un cocktail, sur la table très design, mais très moche, puis nous nous sommes dirigés vers le jardin, de l'autre coté de la maison. Là où il y a cette piscine olympique et le jacuzzi de 5 mètres de diamètre. Nous avons parcouru du regard tous les gens, mais nous n'avons pas trouvé, alors qu'un bon remix de Daft Punk commençait à jouer. On a fait demi-tour, on a monté l'escalier, dont une marche était couverte de poudre blanche, et avons ouvert toutes les pièces de l'étage. C'est en entrant dans la troisième que nous avons enlevé nos lunettes de soleil, en levant nos bras en l'air et en criant "here you are!!". Chloé m'a serré dans ses bras, on à tous discuté, on s'est resservi à boire, on est descendu, on a dansé. On a nagé, puis on a re-dansé. Plus tard dans la soirée, une fille que je ne connaissais pas dansait devant moi en me regardant dans les yeux quand, dans une pause musicale, je t'ai regardé. Tu étais un peu à l'écart, tu avait l'air courroucée, un instant, puis tu as eu une expression que je n'ai pas compris. Tu t'es approché, tu m'a pris la main et tu m'a tiré très fermement.
"Where are we going?" mais tu ne m'as pas répondu. Tu es entré dans la salle de bain, après avoir bousculé une fille sans le faire exprès, tu as verrouillé la porte, tu as baissé mon pantalon, mon caleçon, à genoux devant moi, puis tu as pris mon sexe déjà dur dans ta bouche.
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